Pourquoi mon enfant ne dort pas bien ? causes, symptômes et traitements

Pourquoi mon enfant ne dort pas bien ? causes, symptômes et traitements

Les troubles du sommeil des enfants sont des changements continus dans la qualité ou la quantité de sommeil des enfants.

Les troubles du sommeil chez les enfants peuvent se manifester par une insomnie (maladie de l’endormissement et du réveil précoce) ou de l’insomnie : cauchemars, terreurs nocturnes, somnambulisme, bruxisme, bruxisme, paralysie du sommeil et narcolepsie.

Un quart des enfants de moins de 6 ans ont du mal à s’endormir. Cela n’est pas surprenant, car la séparation de l’apprentissage du sommeil et de la gestion est indissociable. Cependant, ces derniers peuvent exiger un temps d’apprentissage et d’adaptation plus ou moins long. C’est pourquoi lorsque les troubles du sommeil sont temporaires ou sporadiques et qu’il n’y a pas de trouble mental associé, la prise en charge consiste uniquement en une éducation au sommeil.

En revanche, si les difficultés persistent et / ou sont liées à des difficultés physiques, académiques ou mentales, la prise en charge doit reposer sur un bilan complet et professionnel.

Quel est la durée et la qualité du sommeil nécessaire pour votre enfant ?

  • Nouveaux-nés : entre 14 et 17 heures
  • Nourrissons de moins d’1 an : entre 12 et 15 heures
  • Nourrissons de moins de 2 ans : entre 11 et 14 heures
  • Enfant de moins de 5 ans : entre 10 et 13 heures (avec disparition progressive des siestes vers 3 ans)
  • Enfants de plus de 5 ans : entre 9 et 11 heures
  • Adolescents : entre 8 et 10 heures

Ces besoins de sommeil varient d’une personne à l’autre. Pour évaluer la sévérité du trouble du sommeil, il est important d’observer les conséquences de ce trouble : fatigue la journée, trouble de la concentration, somnolence, baisse des résultats scolaires, irritabilité, etc.

Face à un trouble du sommeil, surtout chez le tout petit, la première évaluation doit se faire par un pédiatre ou un médecin généraliste, afin d’éliminer une pathologie physique. Enfin, sans cause physique retrouvée, la prise en charge pourra se faire par un pédiatre, un pédopsychiatre et/ou un psychologue pour enfants.

Quels sont les causes des troubles du sommeil chez l’enfant ?

Les causes des troubles du sommeil chez les enfants varient d’un enfant à l’autre. Il y a une part génétique, environnementale et psychologique dont les proportions varient en fonction de la maladie et de l’âge de l’enfant.

La définition des causes de trouble du sommeil chez l’enfant implique de préciser la nature et le contexte d’apparition du trouble. En cas de trouble du sommeil persistant (au-delà de 4 semaines) une évaluation par un professionnel est nécessaire.

Voici ici une liste de causes potentielles de trouble du sommeil chez l’enfant :

  • Les causes environnementales

Les causes environnementales peuvent être multiples : pression scolaire, atmosphère nocturne bruyante, excès de stimulations lumineuses (comme l’usage d’écrans avant d’aller se coucher), stress familial, événement majeur récent (déménagement, dispute, séparation, changement d’école, etc.), rythme de sommeil irrégulier, alimentation du soir tardive et copieuse, etc.

Tous les enfants ne réagissent pas de la même manière à ces facteurs environnementaux. Mais l’identification de ces différentes sources de stress nocturne est nécessaire à l’élaboration d’une prise en charge adaptée.
  • Les causes génétiques

Il existe une part de responsabilité génétique dans l’apparition d’un trouble du sommeil, mais elle est variable d’un enfant à l’autre, avec une expression qui dépend des conditions environnementales. Selon une étude, parue en 2015 dans la revue Sleep, la responsabilité génétique serait de 30 % chez les enfants de 8-10 ans, puis de 20 % chez les 15-16 ans. Cependant, les mécanismes génétiques en cause dans l’insomnie de l’enfant restent encore indéfinis.

  • Les causes psychologiques

L’existence d’un trouble psychologique est très lié à l’existence d’un trouble du sommeil. Un enfant qui présente un trouble mental serait plus à risque de développer un trouble du sommeil, et inversement, a démontré une étude norvégienne de 2015. Il existerait donc une influence réciproque, et potentiellement des causes génétiques similaires, entre ces troubles. En pratique, il est admis que les enfants anxieux, dépressifs, souffrant de syndrome d’Asperger, d’autisme ou d’un Déficit Attentionnel avec ou sans hyperactivité, sont plus à risque. Une peur de la séparation, présente chez les enfants autant que chez ses parents, est également mise en cause dans l’apparition du trouble du sommeil.

  • Les causes physiques

Parmi les causes physiques on retrouve l’hypertrophie des amygdales ou des végétations, qui peuvent être à l’origine d’un Syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS). En cas de Syndrome des jambes sans repos, une carence en fer ou en dopamine peut être mise en cause. Une digestion difficile, par exemple après un repas copieux, peut également favoriser un trouble du sommeil.

Il est important de savoir que ces facteurs s’influencent mutuellement. C’est-à-dire qu’un TDA/H peut être favorisé par un syndrome des jambes sans repos autant qu’il peut le favoriser. De même l’amélioration des conditions environnementales peut améliorer le sommeil, malgré une prédisposition génétique. Il n’y a donc pas de fatalité dans le trouble du sommeil, mais la possibilité de tomber dans un cercle vicieux… ou vertueux si la prise en charge est appropriée.

Quels sont les symptômes du trouble du sommeil chez l’enfant ?

Les symptômes du trouble du sommeil de l’enfant ressemblent à ceux de l’adulte à quelques nuances près : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, agitation au coucher, cauchemars, terreurs nocturnes, etc.

Il existe deux types de troubles du sommeil : les dyssomnies et les parasomnies, qui peuvent parfois être associées.

Les dyssomnies

  • Difficulté d’endormissement

C’est le trouble du sommeil de l’enfant le plus classique. Cette difficulté peut s’exprimer de diverses manières en fonction des compétences et du caractère de l’enfant. L’enfant peut être dans l’opposition (« non, je ne veux pas dormir »), anxieux (« j’ai peur, reste avec moi »), excité (« je n’ai pas sommeil »), etc. Le problème central peut être alors une peur de la séparation, une intolérance à la frustration ou une hyperactivité (fréquente dans le TDA/H). Quant au syndrome des jambes sans repos, il se caractérise par un besoin de bouger les membres, de fourmillements, ou de sensations désagréables (plutôt nocturnes) au niveau des membres inférieurs.

  • Réveils nocturnes

L’enfant se réveille à plusieurs reprises dans la nuit. Le plus souvent, il crie, pleure, ou va réveiller ses parents. Ces réveils nocturnes sont fréquents jusque l’âge de 3 ans, et sont liés au développement de l’enfant et sa gestion naissante de la séparation. Après cet âge, une prise en charge est nécessaire si le trouble persiste.

Les parasomnies

  • Les terreurs nocturnes

L’enfant se réveille en sueurs, crie, pleure, a les yeux ouverts, et a du mal à « sortir » de son cauchemar. Les terreurs nocturnes surviennent plutôt en début de nuit, et disparaissant après l’âge de 6 ans.

  • Les cauchemars

Ils sont fréquents entre 3 et 6 ans mais doivent être entendus et pris en charge si les cauchemars se répètent de manière quasi-quotidienne, et prennent une place envahissante dans la vie de l’enfant.

  • Les autres parasomnies

La somniloquie (parler tout seul pendant le sommeil) est sans graviter. La paralysie du sommeil et le bruxisme peuvent témoigner d’un tempérament anxieux, ou d’une source de stress extérieure. Les rythmies du sommeil sont des mouvements rythmés présents à l’endormissement ou entre 2 phases du sommeil. Il s’agit d’un comportement non inquiétant, qui aide l’enfant à s’endormir. Cependant, une protection des barreaux est nécessaire si l’enfant se tape contre le lit. L’énurésie, enfin, est classique avant 6 ans, mais devient un symptôme (à évaluer) après cet âge.

Les autres symptômes des troubles du sommeil chez l’enfant sont les conséquences de ces derniers : somnolence la journée, difficulté d’apprentissage avec baisse des résultats scolaires, déficit de concentration, agitation ou fatigue diurne, etc.

On doit rechercher également les symptômes de troubles associés :

  • anxiété,
  • dépression,
  • déficit attentionnel avec ou sans hyperactivité,
  • syndrome d’apnée du sommeil (ronflements et apnées nocturnes), etc.

Quels sont les traitements du trouble du sommeil chez l’enfant ?

Le traitement des troubles du sommeil chez les enfants dépend de la cause identifiée. Ils concernent: l’éducation au sommeil, l’amélioration des conditions environnementales, le traitement de la cause, le soutien aux parents et d’éventuels médicaments.

En cas de difficultés d’endormissement ou de réveils nocturnes, il est nécessaire d’initier ou de poursuivre une ritualisation autour du coucher (autour de la lecture, par exemple), de laisser un (ou plusieurs) objet transitionnel à l’enfant (doudou, etc.), de limiter les facteurs défavorisant le sommeil (écrans avant le coucher, lumière ou bruit important, etc.), etc.

La régularité du rythme veille-sommeil et la cohérence des attitudes parentales doivent être cultivées. Si les conditions sont réunies pour que le sommeil soit retrouvé, l’équilibre veille-sommeil peut être atteint en quelques semaines, de manière progressive le plus souvent. Si besoin, l’utilisation d’huiles essentielles (avec précaution), de plantes ou de mélatonine peuvent être utilisées de manière temporaire.

En cas de cauchemars ou de terreurs nocturnes, il ne faut pas dramatiser, mais être à l’écoute de l’enfant. Si ces derniers sont le symptôme d’un stress extérieur, il peut être important de l’aider à exprimer ce stress, par le dessin par exemple ou la parole.

Si il existe une souffrance psychologique associée, quelle qu’elle soit, la prise en charge devra inclure une psychothérapie et éventuellement un traitement médicamenteux. C’est le pédopsychiatre qui pourra estimer ces indications. Pour les enfants, il est préférable que la psychothérapie se fasse autour d’une médiation : le jeu, le dessin, la médiation artistique (ou art-thérapie), la méditation de pleine conscience, etc.

La psychothérapie peut se faire en groupe ou de manière individuelle. Là encore, l’indication dépend des spécificités de l’enfant. La stimulation de la créativité et de l’imaginaire est en effet nécessaire chez les enfants qui tolèrent mal la frustration et la séparation. D’où l’intérêt de promouvoir les activités créatives pour l’enfant, même hors du champ de la thérapie.